Selon des propositions décriées par les groupes environnementaux, les constructeurs cars devront désormais réduire les émissions de gaz d’échappement des nouveaux véhicules de 90 % par rapport aux niveaux de 2021 – contre 100 % envisagés – le reste étant « compensé » de diverses manières.
Le chef de l’industrie de l’UE, Stéphane Séjourne, a insisté sur le fait que les ambitions vertes du bloc restaient intactes en présentant un plan présenté comme une “bouée de sauvetage” pour l’industrie car européenne. “La Fee européenne a choisi une approche à la fois pragmatique et cohérente avec ses objectifs climatiques”, a-t-il déclaré à l’AFP.
L’interdiction des moteurs à combustion a été saluée comme une victoire majeure dans la lutte climatique lorsqu’elle a été adoptée en 2023.
Mais les constructeurs cars et leurs bailleurs de fonds ont fait pression l’année dernière pour que Bruxelles l’assouplisse, face à la concurrence féroce de la Chine et à un passage plus lent que prévu aux véhicules électriques. des hybrides rechargeables aux voitures diesel – après 2035.
Pour ce faire, ils devront compenser les émissions polluantes que ces voitures rejettent dans l’atmosphère par deux varieties de crédits carbone.
Le premier sera généré par l’utilisation d’acier à faible teneur en carbone fabriqué en Europe dans la building car.
Le second échappera aux constructeurs cars et sera lié à la quantité de carburants électroniques et de biocarburants que les sociétés énergétiques mettent sur le marché chaque année.
Condamné au « déclin »
En proie à des annonces de suppressions d’emplois et de fermetures d’usines au cours de l’année écoulée, l’industrie car européenne – qui emploie près de 14 tens of millions de personnes et représente environ 7 % du PIB européen – a soutenu que l’objectif de 2035 n’était plus réaliste.
Les coûts initiaux élevés et le manque d’infrastructures de recharge adéquates dans certaines events de l’Union des 27 pays signifient que les consommateurs ont mis du temps à s’adapter aux véhicules électriques, affirment les producteurs.
Un peu plus de 16 % des véhicules neufs vendus au cours des neuf premiers mois de 2025 fonctionnent avec des batteries, selon les chiffres du secteur.
Manfred Weber, président conservateur du plus grand groupe du Parlement européen, a salué le nouvel objectif, affirmant que “interdire les applied sciences” serait un cadeau aux populistes d’extrême droite.
Les critiques, notamment l’Espagne, la France et les pays nordiques, avaient averti que l’abandon de l’interdiction risquait de ralentir la transition vers l’électricité, de compromettre l’agenda vert de l’UE et de dissuader les investissements dans l’électrification.
“Prétendre que les emplois et les improvements de demain résident encore dans les moteurs diesel ou essence, alors que le reste du monde s’est lancé dans une course industrielle aux batteries et aux véhicules électriques, c’est condamner l’industrie car française et européenne au déclin”, a déclaré Neil Makaroff, directeur du groupe de réflexion Strategic Views.
Flottes vertes
La fee a également dévoilé une série de mesures supplémentaires pour soutenir le secteur car dans le cadre d’un ensemble de mesures qui doivent être approuvées par le Parlement européen et les États membres.
D’ici 2035, les constructeurs cars bénéficieront de « tremendous crédits » pour les petites voitures électriques « abordables » fabriquées dans l’UE, dans le cadre d’une astuce comptable qui faciliterait l’atteinte des objectifs d’émissions.
Cela signifierait que les ventes de voitures électriques de moins de 4,2 mètres de longueur seraient comptées 1,3 fois, augmentant ainsi artificiellement la half des voitures zéro émission dans la flotte d’un constructeur car.
La fee a également proposé de réduire de 50 à 40 pour cent l’objectif intermédiaire d’émissions pour 2030 pour les camionnettes et de donner plus de temps aux constructeurs de camions pour atteindre leur propre objectif pour 2030, conformément à une précédente concession accordée aux constructeurs cars.
Pour stimuler les ventes de véhicules électriques, les moyennes et grandes entreprises devront rendre plus écologiques leurs flottes, qui représentent actuellement environ 60 % des ventes de voitures neuves en Europe.
Au moins 30 % des véhicules neufs achetés par les entreprises devront être à émissions nulles ou faibles, selon des objectifs qui différeront d’un pays à l’autre, la barre étant placée plus haut pour les pays les plus riches.
Enfin, l’UE fournira 1,5 milliard d’euros pour soutenir les producteurs européens de batteries grâce à des prêts sans intérêt.
Le transport routier est responsable d’environ 20 pour cent des émissions totales liées au réchauffement de la planète en Europe, et 61 pour cent de celles-ci proviennent des pots d’échappement des voitures, selon l’UE.















