La présence d’objets religieux n’est pas un impediment à l’approbation de la part 80G : l’ITAT clarifie la règle des 5 %
Une controverse récurrente en matière de fiscalité caritative est de savoir si une fiducie ayant des objets religieux peut se voir refuser l’approbation en vertu de l’article 80G. Dans une décision bienvenue et juridiquement solide, l’ITAT a réitéré que la easy présence d’objets religieux dans un acte de fiducie ne prive pas automatiquement une fiducie de l’approbation de l’article 80G, tant que les dépenses consacrées aux activités religieuses restent dans les limites du seuil légal.
Cadre statutaire : article 80G(5B)
L’article 80G(5B) de la Loi de l’impôt sur le revenu fournit une fiction fictive claire. Il stipule qu’une fiducie ou une establishment sera considérée comme éligible aux prestations de l’article 80G si les dépenses à caractère religieux ne dépassent pas 5 % de son revenu complete au cours d’une année précédente. Ainsi, la loi autorise consciemment un élément religieux limité et n’insiste pas sur l’exclusion absolue des objets religieux.
Faits de l’affaire
La personne évaluée, Umiya Mataji Ishver Ramji Annakshetra Belief, était une fiducie publique enregistrée en vertu du Bombay Public Belief Act, 1950. Elle a demandé l’approbation en vertu de l’article 80G pour permettre aux donateurs de demander une déduction pour les dons qui lui sont faits.
Le commissaire (Exemptions) a toutefois rejeté la demande au seul motif que l’acte de fiducie contenait un ou plusieurs objets religieux, sans contester la nature ni le montant des dépenses réelles engagées par la fiducie.
Analyse du Tribunal
Le Tribunal a examiné la conduite réelle de la fiducie et ses états financiers au cours des années pertinentes. Une constatation factuelle cruciale s’est dégagée : le belief n’avait engagé aucune dépense à des fins religieuses dépassant 5 % de son revenu complete au cours d’aucune des années considérées.
L’ITAT a observé que le commissaire (exemptions) s’était concentré uniquement sur la clause relative aux objets et avait complètement ignoré le mandat de l’article 80G(5B), qui exige l’examen des dépenses réelles, et pas seulement du libellé des objets.
Principales conclusions juridiques
Le Tribunal a catégoriquement statué que :
L’article 80G(5B) crée une présomption légale en faveur de la fiducie si les dépenses religieuses ne dépassent pas 5 % des revenus.
La loi n’interdit pas aux fiducies ayant des objets religieux d’obtenir l’approbation de l’article 80G.
Ce qui importe, c’est le respect quantitatif de la limite de 5 %, et non l’exclusion qualitative des objets religieux.
Étant donné que la fiducie évaluée satisfaisait à cette situation légale, le refus de l’approbation en vertu de l’article 80G a été jugé juridiquement insoutenable.
Décision
L’ITAT a accueilli l’appel et ordonné l’octroi de l’approbation en vertu de l’article 80G, estimant que la fiducie évaluée était pleinement éligible en vertu de la loi.
Significance pratique
Cette décision est d’une significance considérable pour les fiducies caritatives qui exercent des activités mixtes, caritatives avec des éléments religieux accessoires. Cela renforce cela :
Les autorités ne peuvent pas rejeter mécaniquement les demandes au titre de l’article 80G simplement en raison d’objets religieux dans l’acte de fiducie.
Les modèles de dépenses réelles doivent être examinés chaque année.
L’article 80G(5B) est une disposition bénéfique et doit être appliqué de manière délibérée.
La décision apporte une clarté indispensable et évite les excès des autorités lors du traitement des demandes au titre de l’article 80G.
Quotation:
Tribunal d’appel de l’impôt sur le revenu Rajkot
Umiya Mataji Ishver Ramji Annakshetra Belief contre. Commissaire à l’impôt sur le revenu (exonération)
[2025] 176 taxmann.com 839 (Rajkot – Trib.) | Arrêté du 22-07-2025
La copie de la commande est la suivante :
1753250346-JHghrp-1-TO















