Amnesty Worldwide s’est déclarée jeudi préoccupée par l’agression d’un militant de premier plan, Mohamed Adel, dans une jail égyptienne.
L’alerte urgente précise que Mohamed Adel, ancien porte-parole du Mouvement des jeunes du 6 avril, a été agressé par des codétenus le 10 janvier dans la jail de Ramadan. Selon les informations recueillies par l’organisation, Adel a été battu, a été victime d’une tentative d’étranglement et les autorités pénitentiaires ne sont pas intervenues pour le protéger.
Les deux events dans cette affaire en cours, l’État égyptien, représenté par son appareil sécuritaire et judiciaire, et un militant pro-démocratie, reflètent un schéma de répression qui dure depuis une décennie. Adel est détenu arbitrairement depuis juin 2018, au-delà de sa peine de quatre ans pour des accusations liées à l’activisme pacifique, notamment « adhésion à un groupe illégal ». Il est en grève de la faim depuis décembre 2025 pour protester contre son maintien en détention, au cours duquel son état de santé s’est gravement détérioré.
Dans son appel à l’motion urgente, Amnesty Worldwide a détaillé l’agression et la réponse officielle qui a suivi :
Le 15 janvier 2026, la famille et les avocats de Mohamed Adel ont déposé une plainte officielle auprès du procureur général demandant une enquête sur ses allégations d’agression en jail… Après que la famille a annoncé publiquement avoir porté plainte, le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué le 15 janvier 2026, niant cette agression. Le 19 janvier 2026, le procureur général près le parquet d’appel de Mansoura a interrogé son épouse et son père au sujet de la plainte. Depuis, aucune data n’a été communiquée sur l’avancée des investigations.
L’organisation demande sa libération immédiate et inconditionnelle, soulignant qu’il est détenu uniquement pour avoir exercé ses droits humains, ainsi qu’une enquête indépendante sur cette agression.
Cette motion urgente, bien qu’elle constitue un outil essential pour mobiliser la pression internationale, n’en demeure pas moins une mesure réactive dans le contexte d’une répression systématique. Ce dernier incident survient au milieu d’une pratique plus giant de détention arbitraire, de torture et de refus de soins médicaux dans les prisons égyptiennes, qui constitue une crise des droits humains profondément enracinée avec de nombreux appels internationaux.















