Human Rights Watch (HRW) et 10 organisations de défense des droits humains ont exhorté jeudi le gouvernement de la République des Maldives à retirer son projet de mettre fin à son moratoire sur la peine de mort et d’introduire la peine capitale pour les crimes liés à la drogue.
HRW a averti que la récente proposition des Maldives violerait leurs obligations en vertu du droit worldwide, notamment du Pacte worldwide relatif aux droits civils et politiques, et d’un sure nombre de résolutions des Nations Unies (ONU). L’organisation a suggéré que la proposition est régressive à la lumière des « tendances régionales et mondiales qui ont vu 113 pays abolir complètement la peine de mort ».
Le 23 mars 2026, le président Mohamed Muizzu a annoncé qu’un projet de loi visant à mettre fin au moratoire sur la peine de mort serait soumis à l’Assemblée législative de la République des Maldives au cours de la session parlementaire en cours. La session devrait se terminer en mai.
Le moratoire est en vigueur depuis 1954. Le communiqué de presse du bureau du président souligne qu’après sa ratification, « l’administration procédera à l’utility de la peine capitale pour ceux dont les cas ont atteint leur finalité et satisfont à toutes les exigences légales pour son utility ».
En décembre 2025, le président Muizzu a ratifié le troisième amendement à la loi sur les drogues, créant des sanctions plus sévères pour les infractions liées à la drogue, y compris la peine de mort. Le communiqué de presse indique : « L’amendement stipule également que les infractions passibles de la réclusion à perpétuité ou de la peine de mort ne pourront en aucun cas bénéficier d’une grâce. »
HRW souligne qu’introduire la peine capitale pour des crimes qui « n’étaient pas auparavant passibles de la peine de mort est contraire à l’objectif d’abolir la peine de mort ». Il a appelé le gouvernement à respecter ses obligations en vertu du droit worldwide, à « retirer son projet d’appliquer le projet de loi sur la peine de mort » et à « commuer toutes les condamnations à mort existantes ».















