Le 8 octobre, les électeurs de Caye Caulker entreront dans l’histoire en se rendant aux urnes pour le tout premier référendum communautaire sur le hashish au Belize. Cette initiative populaire, lancée par la campagne « Légalisez-le Caye Caulker » menée par le conseiller du village Ilya Rosado, demande aux électeurs si le gouvernement du Belize devrait établir une industrie du hashish réglementée et taxable sur l’île.
Le référendum fait suite à un impressionnant effort de mobilisation communautaire qui a rassemblé 365 signatures pour déclencher le vote (plus que les 25 % d’électeurs inscrits requis). Pour cette petite communauté insulaire, les enjeux sont importants. Les partisans soutiennent que la légalisation pourrait créer des emplois, générer des recettes fiscales et faire de Caye Caulker un chief du tourisme responsable du hashish.
Echos de 2022 : quand les églises béliziennes ont bloqué la légalisation nationale
Ce référendum native revêt une significance particulière compte tenu de ce qui s’est passé il y a à peine trois ans au niveau nationwide. En 2022, le Belize s’est considérablement rapproché de la légalisation complète du hashish lorsque le gouvernement a proposé une législation complète visant à créer une industrie de la marijuana réglementée à l’échelle nationale.
Cependant, l’Affiliation évangélique nationale du Belize, ainsi que l’Affiliation des Églises évangéliques du Belize et le Conseil des Églises du Belize, ont lancé une campagne agressive pour mettre fin à cette mesure. Ces organisations religieuses ont mobilisé leurs congrégations pour demander un référendum qui permettrait aux électeurs d’annuler la décision du Parlement. La coalition des églises a réussi à rassembler suffisamment de signatures pour déclencher le processus de référendum nationwide, stoppant ainsi la mise en œuvre de la législation.
Au-delà de la campagne de signatures, l’opposition des églises évangéliques a créé une pression politique importante. Le secteur bancaire et une partie de l’industrie du tourisme, influencés par les messages des églises, ont également rejoint la résistance. En juillet 2022, le gouvernement nationwide avait complètement abandonné le projet de référendum, invoquant le coût estimé de la tenue du vote à 5 thousands and thousands de {dollars}. L’effort de légalisation a échoué, ne laissant au Belize que sa loi de décriminalisation de 2017 qui autorise la possession de jusqu’à 10 grammes sur une propriété privée.
Une voie différente pour le hashish au Belize
Le référendum de Caye Caulker représente une approche fondamentalement différente : une approche qui s’appuie sur la communauté plutôt que d’imposer une politique d’en haut. En permettant à un seul village de décider de son propre avenir en matière de hashish, ce vote évite certaines des pressions politiques nationales qui ont fait dérailler les efforts de 2022.
Même au sein du gouvernement actuel, les membres du Cupboard ont exprimé des factors de vue divergents sur l’initiative de Caye Caulker, reflétant la complexité persistante de la politique relative au hashish au Belize. Pourtant, le référendum se poursuit, démontrant remark une motion démocratique locale peut parfois réussir là où la politique nationale échoue.
Pour les résidents de Caye Caulker, le 8 octobre offre bien plus qu’un easy vote sur la politique relative au hashish. Cela représente une opportunité de tracer leur propre avenir économique et potentiellement de fournir un modèle de réussite que d’autres communautés béliziennes pourraient suivre. Il reste à voir si l’opposition évangélique qui a stoppé la légalisation nationale il y a trois ans pourra se mobiliser efficacement contre cette initiative locale. En outre, on ne sait pas exactement quel effet l’adoption de ce référendum aurait réellement sur le pays puisque le gouvernement nationwide n’a pas encore légalisé les ventes commerciales.
À l’approche du jour du scrutin, tous les regards sont tournés vers cette petite communauté insulaire, où les habitants voteront pour savoir s’ils veulent être des pionniers dans l’avenir du hashish au Belize ou maintenir le statu quo.
















