L’article 153C n’apparaît qu’après l’enregistrement en temps opportun de la satisfaction. Si cette étape fondamentale est retardée sans justification, les actions ultérieures perdent leur validité juridique : Gujarat HC
Le récent jugement de la Haute Cour du Gujarat dans l’affaire Parag Rameshbhai Gathani c. Agent de l’impôt sur le revenu (18 novembre 2025) est une réaffirmation importante de la self-discipline procédurale requise dans les procédures liées aux perquisitions en vertu de l’article 153C de la loi sur l’impôt sur le revenu.
Dans cette affaire, une perquisition a été menée en octobre 2019 auprès d’un tiers. Des éléments prétendument liés à la personne évaluée ont été trouvés lors de la perquisition. Malgré cela, l’évaluation de la personne recherchée a été achevée en août 2021 sans aucune mesure correspondante au titre de l’article 153C. La word de satisfaction – une exigence juridictionnelle indispensable – a finalement été enregistrée près de deux ans plus tard : d’abord par l’agent d’évaluation de la personne fouillée en juin 2023, puis par l’agent d’évaluation de la personne évaluée en octobre 2023. L’avis prévu à l’article 153C a suivi par la suite.
La Cour a statué qu’un intervalle aussi prolongé est totalement incompatible avec les directives de la Cour suprême dans l’affaire CIT c. Calcutta Knitwears, qui précise que la word de satisfaction doit être enregistrée à un stade clairement identifiable et, lorsque l’évaluation de la personne fouillée est terminée, elle doit être effectuée « immédiatement après ». Ce principe a également été expressément réitéré dans la circulaire CBDT n° 24/2015. Un délai de 22 mois, a observé la Cour, ne peut en aucun cas être considéré comme « immédiat » et ne peut pas non plus être concilié avec l’intention de la loi, qui exige une motion rapide dans les évaluations fondées sur des recherches.
La justification du ministère des Funds citant la pandémie et les changements administratifs dans le cadre du régime d’évaluation sans visage n’a pas été jugée convaincante. La Haute Cour a noté que l’évaluation de la personne fouillée elle-même avait été achevée pendant la période de pandémie et que les procédures au titre des articles 153A et 153C ne relevaient pas du mécanisme d’évaluation anonyme. Il n’y avait donc aucune raison valable pour justifier le retard dans la satisfaction.
En annulant l’avis, la Cour a souligné que la compétence pour invoquer l’article 153C ne naît qu’après l’enregistrement en temps opportun de la satisfaction. Si cette étape fondamentale est retardée sans justification, les actions ultérieures perdent leur validité juridique.
Cette décision rappelle que le respect des délais de procédure n’est pas une easy formalité mais une garantie substantielle intégrée au cadre statutaire. Pour les contribuables et les professionnels, il souligne que les retards dans l’enregistrement de la satisfaction offrent de solides raisons de contester la compétence des procédures au titre de l’article 153C.
La copie de la commande est la suivante :
SCA37342025_GJHC240206982025_3_18112025-2025_GUJHC_65724-DB
















