Le président Bernardo Arévalo a mis fin lundi à l’état de siège nationwide au Guatemala, tout en poursuivant les opérations militaires et policières conjointes pour lutter contre le crime organisé et les gangs. Cette décision intervient après une période d’urgence de 30 jours imposée en réponse à des émeutes meurtrières dans les prisons et à des attaques qui ont fait 11 morts parmi les brokers de la Police nationale civile.
Dans un discours diffusé à l’échelle nationale, le président Arévalo a rapporté que l’opération d’urgence avait réussi à isoler les principaux cooks de gangs dans des prisons de haute sécurité et à perturber la communication entre les dirigeants incarcérés et les réseaux criminels extérieurs. Il a également revendiqué des progrès dans le démantèlement des gangs dangereux et dans la lutte contre le trafic de drogue. Pour préserver ces acquis, Arévalo a annoncé la mise en place d’un état de prévention à l’échelle nationale à partir du 17 février. Cette mesure prévoit des contrôles de sécurité renforcés mais n’accorde pas les pleins pouvoirs d’un état de siège.
L’état de siège, déclaré par le président le 19 janvier puis autorisé par le Congrès, a permis au gouvernement de suspendre temporairement certains droits constitutionnels. Cela comprenait notamment l’autorisation d’arrêter des membres présumés de gangs sans mandat judiciaire et la restriction de la circulation des véhicules dans les zones ciblées. Le gouvernement a déclaré que cette mesure visait à rétablir l’ordre public et la sécurité dans un contexte d’escalade de la violence. Elle visait en particulier le gang Barrio 18, désigné par le gouvernement comme organisation terroriste.
Le gouvernement a également lancé le Metropolitan Sentinel Plan, déployant des forces policières et militaires conjointes pour cibler le crime organisé. L’initiative a débuté à Las Alamedas, zone 18, l’une des zones les plus criminelles de la ville de Guatemala, et est désormais étendue à d’autres régions. Le président Arévalo a souligné que l’objectif est de rétablir le contrôle de l’État sur les prisons, les rues et les quartiers afin d’assurer la sécurité publique.
Les réactions internationales à ce changement ont été mitigées. L’ambassade des États-Unis à Guatemala a levé l’ordre de confinement du personnel alors que les situations se sont stabilisées, tandis que le Canada a conseillé aux voyageurs de faire preuve de prudence compte tenu de la forte présence de sécurité et des opérations en cours.















