En ce qui concerne les valeurs refuges, Damani a évoqué les matières premières, la défense et les produits pharmaceutiques. Il a déclaré que même s’il n’était pas particulièrement optimiste à l’égard du pétrole, les dépenses de défense allaient augmenter à mesure que les pays poursuivaient leur nationalisme économique. Les matières premières et les secteurs dits anti-IA, comme les infrastructures et le secteur pharmaceutique, devraient connaître de bons résultats. Il a toutefois averti que l’IA est une power de transformation, créant à la fois des gagnants et des perdants sur le marché.
Damani a également abordé les préoccupations concernant le secteur informatique. Il a mis l’accent sur l’adaptabilité en déclarant : “L’espèce qui survit n’est pas la plus forte ou la plus intelligente, mais la plus adaptable. Le secteur informatique va changer et les entreprises qui l’adopteront prospéreront. Mettre de côté l’informatique en trois semaines, c’est comme jeter le bébé avec l’eau du bain”. Il a cité des exemples d’entreprises comme TCS qui s’engagent activement dans le changement, même au prix d’une cannibalisation des revenus existants.
La transition vers l’autosuffisance en matière de défense à l’échelle mondiale présente une opportunité majeure pour les entreprises indiennes. Damani a expliqué que l’augmentation des budgets de défense, combinée aux capacités technologiques de l’Inde, pourrait ouvrir les portes aux exportations et à la croissance intérieure. Tout en reconnaissant que des rendements extrêmes multi-baggers pourraient être peu probables aux valorisations actuelles, il a déclaré que les entreprises du secteur privé axées sur la technologie, les drones et la fibre optique offrent des opportunités prometteuses.
À l’intersection de l’IA et des logiciels d’entreprise, Damani a noté que les providers informatiques continueront à fonctionner, même si le marché évolue rapidement. Les logiciels d’entreprise, qui nécessitent évolutivité, robustesse et auditabilité, restent essentiels, et les entreprises désireuses de s’adapter au nouvel environnement sont susceptibles de prospérer.
Enfin, Damani a mis l’accent sur les tendances de consommation, que le marché sous-estime selon lui. Même si le chômage dû à l’IA pourrait avoir un impression sur la consommation, d’autres changements, comme la tendance des BPL, modifient de façon permanente le comportement des consommateurs dans des domaines comme l’alimentation. Il a recommandé aux investisseurs de considérer des secteurs tels que l’industrie pharmaceutique, les infrastructures, la défense et les entreprises bénéficiant de l’IA telles que les entreprises de fibre optique. Selon Damani, saisir les opportunités dans ce paysage en transformation nécessite un regard neuf et une volonté d’anticiper la course que prend le marché, plutôt que de simplement réagir aux situations actuelles.















