L’accès des particuliers aux stratégies de crédit privé et de capital-investissement se développe à l’échelle mondiale. Ces actifs peuvent offrir une diversification et un potentiel de rendement, mais ils introduisent des risques fondamentalement différents de ceux des marchés publics.
Le retard de valorisation est le facteur le plus sous-estimé.
Contrairement aux actifs cotés en bourse qui sont continuellement évalués à la valeur du marché, les actifs privés sont généralement évalués selon un modèle et mis à jour périodiquement. En période de volatilité, les valeurs liquidatives déclarées peuvent être sensiblement en retard par rapport à la réalité économique.
Cela crée deux préoccupations. Premièrement, la efficiency déclarée peut paraître plus steady que ne le justifie le risque sous-jacent. Deuxièmement, des prix obsolètes peuvent créer des opportunités d’arbitrage : des investisseurs avertis peuvent racheter à des valorisations dépassées, transférant les pertes à ceux qui restent une fois les ajustements effectués.
Les récents épisodes de marché suggèrent que les investisseurs particuliers sont souvent moins préparés à l’illiquidité, aux mécanismes de contrôle et à la discrétion en matière d’évaluation inhérents aux stratégies privées. Une solide gouvernance des valorisations est donc essentielle.
Une surveillance indépendante, des examens externes périodiques et une divulgation transparente des méthodologies ne sont pas des formalités procédurales. Ce sont des garde-fous contre les résultats injustes et l’érosion de la confiance des investisseurs.













