Correction silencieuse ou clarification législative ? Le cas curieux de « personne » par rapport à « personnes » dans la nouvelle Loi de l’impôt sur le revenu de 2025
Une controverse fiscale potentiellement importante a-t-elle été résolue en silence ?
La transition de la Loi de l’impôt sur le revenu de 1961 à la Loi de l’impôt sur le revenu de 2025 a été conçue comme un exercice législatif visant principalement à simplifier, à consolider et à améliorer la lisibilité sans modifier substantiellement la politique fiscale existante.
Cependant, alors que les fiscalistes commençaient à examiner attentivement les tendencies de la nouvelle loi, une modification rédactionnelle apparemment mineure a attiré une consideration considérable.
Un seul mot – plus précisément le passage de « personnes » à « la personne » – a soulevé d’importantes questions concernant le report en avant et la compensation des pertes dans les sociétés à capital restreint.
Il est intéressant de noter que même si aucune annonce majeure, communiqué de presse, mémorandum explicatif ou clarification officielle ne semble avoir été publié, la dernière model de la disposition concernée semble désormais être tranquillement income à la terminologie originale.
Cette évolution soulève une query intrigante :
S’agissait-il simplement d’une correction d’un oubli rédactionnel, ou s’agit-il d’un changement législatif de fond nécessitant un amendement formel ?
La scenario en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu de 1961
En vertu de l’article 79 de la Loi de l’impôt sur le revenu de 1961, une société à capital restreint ne pouvait reporter et compenser les pertes commerciales que si certaines situations de continuité de l’actionnariat étaient remplies.
D’une manière générale, la disposition exigeait qu’au dernier jour de l’année précédente concernée, les actions détenant au moins 51 % des droits de vote soient détenues par les mêmes « personnes » qui détenaient ces actions au cours de l’année au cours de laquelle la perte a été initialement subie.
L’utilisation du mot « personnes » est significative.
Il reconnaissait la continuité au niveau de l’actionnariat collectif plutôt que d’exiger qu’un actionnaire particulier proceed de détenir la majorité des actions.
En conséquence, les transferts inter se au sein d’un groupe d’actionnaires steady ne compromettent généralement pas le report des pertes, à situation que le groupe proceed collectivement à satisfaire au seuil prescrit de droits de vote.
La modification rédactionnelle de la Loi de l’impôt sur le revenu de 2025
Lorsque la disposition correspondante est apparue sous la forme de l’article 119 de la Loi de l’impôt sur le revenu de 2025, les praticiens ont remarqué un changement subtil mais potentiellement essential.
L’expression plurielle « personnes » a été remplacée par l’expression singulière « la personne ».
À première vue, le changement peut paraître insignifiant.
Or, en droit fiscal, un seul mot peut modifier le fonctionnement de toute une disposition.
La formulation révisée a immédiatement soulevé une préoccupation pratique :
Que se passe-t-il en cas de changement d’actionnariat au sein d’un groupe d’actionnaires ?
Considérons une scenario où :
• Un groupe d’actionnaires détenait collectivement plus de 51 % des droits de vote au second des pertes ;
• Le même groupe proceed de détenir plus de 51 % des droits de vote l’année suivante ;
• Toutefois, les participations individuelles évoluent en raison de transferts inter se.
Aux termes de la loi de 1961, cette continuité resterait généralement intacte automotive l’accent était mis sur les mêmes « personnes » détenant collectivement les actions.
Mais si la disposition fait référence à « la personne », cela pourrait-il impliquer qu’un actionnaire individuel spécifique doit continuer à détenir la participation requise ?
L’ambiguïté est immédiatement apparue.
La loi sur les clauses générales pourrait-elle sauver la disposition ?
Une réponse potential réside dans l’article 13 (2) de la loi sur les clauses générales de 1897.
Cette disposition stipule qu’à moins qu’il n’y ait quoi que ce soit de répugnant dans le sujet ou le contexte :
Les mots au singulier incluent le pluriel et les mots au pluriel incluent le singulier.
En appliquant ce principe, on pourrait soutenir que l’expression « la personne » devrait être interprétée comme incluant également les « personnes ».
Une telle interprétation préserverait la continuité avec la scenario juridique établie en vertu de l’article 79 de la loi de 1961.
Cela serait également conforme à l’assurance répétée du gouvernement selon laquelle la Loi de 2025 sur l’impôt sur le revenu était avant tout un exercice de rédaction et de simplification plutôt qu’une refonte politique.
Cependant, même si la Loi sur les clauses générales offre une garantie d’interprétation, le recours à des principes interprétatifs donne souvent lieu à des litiges.
Les contribuables préfèrent généralement la certitude aux opérations de sauvetage interprétatives.
Le risque potentiel de litige
Le changement de formulation a donné lieu à des interprétations différentes.
Un contribuable pourrait faire valoir :
• L’intention du législateur est restée inchangée.
• Le singulier inclut le pluriel en vertu de la Loi sur les clauses générales.
• La continuité des groupes d’actionnaires devrait rester suffisante.
Le Revenu, cependant, pourrait potentiellement prétendre :
• Le Parlement a délibérément remplacé « personnes » par « la personne ».
• Il faut donner du sens au changement.
• Un check de continuité plus strict était prévu.
Même si une telle affirmation échouait, l’existence même de l’ambiguïté aurait généré des différends évitables.
Le curieux développement
Ce qui rend la query particulièrement intéressante, c’est ce qui semble s’être produit par la suite.
Suite aux modifications introduites par la loi de funds 2026, le dernier texte de l’article 119 utiliserait à nouveau l’expression « personnes ».
Si cette interprétation est correcte, le libellé s’aligne désormais essentiellement sur le langage qui existait en vertu de l’article 79 de la loi de 1961.
Cette évolution répond efficacement aux préoccupations des années à venir.
Cependant, cela crée simultanément un nouveau casse-tête juridique.
Y a-t-il eu un amendement formel ?
La première query qui se pose naturellement est :
Le changement de « la personne » par « personnes » a-t-il été effectué par le biais d’une modification législative officielle ?
Si oui, le problème devient relativement easy.
L’amendement représenterait la décision consciente du Parlement de rétablir le libellé antérieur.
Toutefois, si le libellé a changé sans mécanisme de modification clairement identifiable, des questions concernant la validité juridique et le processus législatif peuvent se poser.
Après tout, le texte législatif ne peut généralement pas être modifié par une easy motion administrative.
Le pouvoir de modifier la législation appartient au Parlement.
Qu’en est-il de la période intermédiaire ?
La scenario est encore plus intrigante quant à la période pendant laquelle l’expression « la personne » est restée dans la loi.
Si le rétablissement ultérieur du terme « personnes » est considéré comme une correction plutôt que comme une modification de fond, on peut soutenir que l’intention initiale du législateur a toujours été la continuité des groupes d’actionnaires.
A l’inverse, si la restauration est traitée comme une véritable modification, une autre query se pose :
La correction opère-t-elle de manière potential ou rétrospective ?
Si cela est prospectif, qu’arrive-t-il aux contribuables touchés pendant la période intermédiaire ?
L’ambiguïté persisterait-elle pendant cette période ?
Des litiges pourraient-ils encore surgir concernant l’interprétation de la formulation antérieure ?
Ces questions restent ouvertes.
La substance plutôt que la sémantique
D’un level de vue politique, il semble y avoir peu de raisons de croire que le Parlement avait l’intention de modifier fondamentalement le fonctionnement des tendencies de report de pertes en avant simplement en remplaçant « personnes » par « la personne ».
L’ensemble du discours législatif entourant la Loi de l’impôt sur le revenu de 2025 a mis l’accent sur la simplification et la restructuration plutôt que sur des changements politiques substantiels.
Par conséquent, de nombreux professionnels peuvent considérer la restauration apparente du terme « personnes » comme une correction d’une anomalie rédactionnelle plutôt que comme un renversement de politique délibéré.
Pourtant, le droit fiscal nous enseigne souvent que même des anomalies de rédaction peuvent donner lieu à des litiges majeurs si elles ne sont pas traitées avec précision.
Factors clés à retenir
L’épisode suggest plusieurs leçons intéressantes :
• De petites modifications rédactionnelles peuvent avoir des implications substantielles significatives.
• Le remplacement de « personnes » par « la personne » a créé une véritable incertitude d’interprétation.
• L’article 13(2) de la Loi sur les clauses générales peut favoriser une interprétation harmonieuse.
• Le dernier texte de l’article 119 semble avoir rétabli le mot « personnes ».
• Des questions demeurent concernant la base juridique et le calendrier d’une telle restauration.
• La place prise dans l’intervalle peut encore susciter un débat.
• La clarté législative est toujours préférable à l’incertitude de l’interprétation.
Conclusion
Le retour obvious du mot « personnes » dans l’article 119 de la Loi de l’impôt sur le revenu de 2025 a peut-être résolu discrètement une controverse potentiellement importante relative au report en avant des pertes par les sociétés à capital restreint.
Cependant, l’épisode soulève des questions plus larges sur la rédaction législative, l’interprétation des lois et l’effet juridique des modifications textuelles qui apparaissent sans grand débat public.
La query de savoir s’il s’agissait d’une correction tacite, d’une clarification législative ou d’un amendement formel peut continuer à être débattue. Ce qui est sûr, cependant, c’est que cet incident rappelle qu’en droit fiscal, même la différence entre le singulier et le pluriel peut avoir des conséquences importantes.
Pour l’heure, le dernier texte semble rétablir le confort et la continuité. Pourtant, pour les fiscalistes, cette histoire reste un exemple fascinant de la façon dont un seul mot peut générer un chapitre entier de controverse fiscale.
La copie des extraits de l’article 119 (tel que modifié par la loi de funds pour 2025 et la loi de funds pour 2026) est jointe ci-dessous :














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