Le procureur général du Michigan (AG), Dana Nessel, a déposé vendredi une plainte antitrust fédérale contre plusieurs grandes sociétés pétrolières, alléguant un complot de plusieurs décennies visant à supprimer la concurrence dans les énergies renouvelables.
Le procès, déposé devant le tribunal de district américain du district ouest du Michigan, désigne BP, Chevron, Exxon, Shell et l’American Petroleum Institute comme défendeurs. La poursuite allègue un complot visant à restreindre le commerce en vertu de la loi Sherman et de la loi Clayton. L’affaire demande une injonction permanente en vertu de l’article 14 de la loi Clayton, la restitution des bénéfices, des dommages-intérêts triples et un procès devant jury pour toutes les réclamations.
Dans un communiqué, AG Nessel a développé la poursuite :
Le Michigan est confronté à une crise de l’accessibilité énergétique alors que les coûts énergétiques de nos maisons montent en flèche et que les consommateurs se retrouvent sans choices de transport abordables. Que vous soyez propriétaire d’une maison, d’une petite entreprise ou dirigiez une grande entreprise, la hausse des coûts de l’énergie et des transports nuit à tout le monde… Ces coûts incontrôlables ne sont pas le résultat d’une inflation économique naturelle, mais de la cupidité de ces entreprises qui ont donné la priorité à leur propre revenue et à leur domination du marché plutôt qu’à la concurrence et à l’épargne des consommateurs.
La plainte de 122 pages déposée vendredi allègue que les compagnies pétrolières ont mené des efforts coordonnés pour supprimer les applied sciences des véhicules électriques (VE) et des énergies renouvelables qui auraient autrement rivalisé avec l’essence et les combustibles fossiles. Les allégations spécifiques incluent Exxon abandonnant les prototypes de véhicules hybrides prêts à être commercialisés développés à la fin des années 1970, Chevron acquérant et bloquant les brevets sur les batteries nickel-hydrure métallique par le biais de licences restrictives et de litiges, et les défendeurs refusant collectivement d’installer des stations de recharge pour véhicules électriques dans les factors de vente et abandonnant les entreprises solaires commercialement viables. La plainte affirme en outre que les défendeurs ont coordonné des stratégies d’investissement par l’intermédiaire d’organisations telles que l’Oil and Gasoline Local weather Initiative afin de déplacer les ressources en capital des énergies renouvelables vers des applied sciences qui favorisent l’utilisation des combustibles fossiles.
Le procès présente ce prétendu comportement comme une violation en soi de l’article 1 de la loi Sherman, ce qui signifie que les actions sont si intrinsèquement anticoncurrentielles qu’elles sont illégales sans qu’il soit nécessaire d’examiner les effets réels sur le marché. La poursuite soutient en outre que le complot présumé viole la loi antitrust selon l’analyse de la règle de raison, automobile il a réduit artificiellement la manufacturing d’énergie renouvelable sur les marchés des transports et de l’énergie primaire du Michigan, éliminé la pression concurrentielle qui aurait fait baisser les prix et forcé les consommateurs à payer des prix plus élevés pour les combustibles fossiles tout en leur refusant un choix significatif. La plainte cite des facteurs antitrust traditionnels, notamment une conduite incompatible avec les intérêts économiques indépendants des défendeurs, une coordination institutionnalisée par le biais d’associations professionnelles et l’échange d’informations sensibles sur le plan concurrentiel. Le procès s’appuie également sur la Michigan Antitrust Reform Act (MARA) pour fournir une base juridique parallèle aux réclamations.
Cela survient dans un contexte de litiges en cours et d’intérêts concurrents dans le paysage des combustibles fossiles, des énergies renouvelables et des impacts climatiques. En mars dernier, le ministère américain de la Justice a intenté des poursuites contre Hawaï, le Michigan, New York et le Vermont pour des initiatives « inconstitutionnelles » et « lourdes » en matière de changement climatique. En février dernier, 22 États ont poursuivi New York en justice au sujet d’une nouvelle loi obligeant les entreprises de combustibles fossiles à contribuer quelque 75 milliards de {dollars} à un fonds destiné à payer les dommages causés par le changement climatique.



















