Plus tôt ce mois-ci, le bailliage de Jersey semblait prêt à prendre une mesure mesurée et fondée sur des preuves pour réexaminer son approche du hashish non médical. Trois propositions de réforme avancées par Tom Binet, ministre de la Santé et des Companies sociaux, devaient être débattues par l’Assemblée des États de Jersey le 3 février 2026.
Ce débat a maintenant été annulé et reporté au moins jusqu’après les élections de juin.
Même si des experiences d’élections se produisent, la décision n’en reste pas moins décevante. Les propositions ont été expressément conçues pour être prudentes, progressives et conformes aux obligations internationales. Leur retrait de l’ordre du jour de l’Assemblée suggère que les considérations politiques à courtroom terme ont, pour l’immediate, pris le pas sur un débat de fond sur la santé publique, l’efficacité de la justice pénale et le réalisme de la réglementation.
Contexte : une réforme motivée par des données probantes et non par l’urgence
Les propositions découlent d’une décision de l’Assemblée de juin 2024 ordonnant au Conseil des ministres d’explorer des approches potentielles en matière de décriminalisation, de législation et de réglementation du hashish non médical. Ce mandat reflétait la reconnaissance du fait que le cadre actuel de Jersey – ancré principalement dans l’software des lois pénales – pourrait ne plus correspondre aux preuves ou aux résultats politiques contemporains.
Il est essential de noter qu’aucune de ces choices n’aurait entraîné un changement juridique immédiat. L’approbation de toute proposition aurait simplement autorisé des recherches, des consultations et une élaboration de politiques plus approfondies, suivies d’un débat supplémentaire à l’Assemblée et d’un examen par le procureur général.
Dans ce contexte, l’annulation du débat ne constitue pas seulement un retard procédural ; c’est une event manquée de s’engager dans un débat factuel sur des choices de réforme dont la portée était délibérément modeste.
Les trois choices de réforme du hashish que Jersey pourrait revoir
Lorsque la query reviendra à l’Assemblée, si tel est le cas, les membres pourraient à nouveau être invités à envisager trois choices non exclusives de haut niveau.
Stratégies options pour les infractions impliquant de petites quantités de hashish
Selon cette approche, la possession, la tradition et la fourniture sociale de hashish resteraient des infractions pénales, mais les poursuites cesseraient pour la possession personnelle et la tradition associée de petites quantités, sous réserve de seuils indicatifs. La consommation personnelle de hashish serait traitée comme un problème de santé publique, faisant passer les infractions mineures du modèle de poursuites aux stratégies de réduction des méfaits et de prévention. Cette possibility représente la forme de réforme la plus conservatrice et est explicitement autorisée par les traités internationaux sur le contrôle des drogues.
Décriminalisation des petites quantités de hashish
Cette possibility irait encore plus loin en supprimant entièrement la responsabilité pénale pour la possession ou la tradition de petites quantités dans des limites définies. La consommation de hashish resterait limitée à l’utilization personnel et la fourniture commerciale continuerait d’être criminalisée.
Une telle décriminalisation n’est plus une nouveauté. Des cadres comparables fonctionnent déjà dans plusieurs juridictions européennes et n’ont pas abouti aux résultats négatifs souvent cités par les opposants.
Programme pilote business géré par l’État
La proposition la plus ambitieuse, bien que modeste pour certains, autoriserait un programme pilote étroitement réglementé et contrôlé par le gouvernement pour la manufacturing et la vente de hashish non médical.
La participation serait limitée aux résidents enregistrés de Jersey, avec des contrôles stricts sur l’accès, la quantité et la distribution. Les activités en dehors du projet pilote resteraient criminelles. L’objectif du programme serait empirique : évaluer si l’accès réglementé peut améliorer les résultats en matière de santé publique sans accroître les préjudices ou le détournement.
Les membres de l’Assemblée pourraient bien entendu rejeter les trois choices et maintenir le statu quo.
La politique avant la politique : l’significance du débat annulé
Selon les informations du Bailiwick Categorical, le débat prévu à l’Assemblée a été purement et simplement annulé et ne sera réexaminé qu’après les élections. Bien que cela puisse être politiquement opportun, il est difficile d’éviter la conclusion selon laquelle la prudence électorale a pris le pas sur l’évaluation politique fondée sur le bon sens.
Aucune des propositions n’exigeait que les membres de l’Assemblée approuvent la légalisation. Aucun n’a engagé Jersey dans un marché business. Tous ont été conçus pour recueillir des preuves, réduire la criminalisation inutile et aligner l’software des lois sur les réalités de la santé publique. Le report même de cette dialogue souligne à quel level la politique relative au hashish proceed d’être traitée comme politiquement radioactive, malgré des décennies de données suggérant que les approches axées sur la prohibition sont inefficaces.
L’affect du Royaume-Uni
Le Royaume-Uni reste une contrainte centrale. En tant qu’État internationalement responsable, le level de vue du Royaume-Uni est décisif si une proposition avance vers une législation.
L’expérience passée, notamment le refus du Royaume-Uni d’accorder la sanction royale au projet de loi des Bermudes sur la légalisation de l’utilization par les adultes, démontre les limites de l’autonomie de la Couronne dans ce domaine. Cette histoire est précisément la raison pour laquelle les propositions de Jersey étaient progressives plutôt que radicales.
La première possibility repose sur le pouvoir discrétionnaire d’software expressément autorisé par la Conference des Nations Unies de 1988. La deuxième possibility reflète les régimes de décriminalisation déjà en vigueur en Europe. La troisième possibility s’aligne sur des programmes pilotes d’utilization adulte étroitement contrôlés en Suisse et aux Pays-Bas, et sur un programme similaire autorisé (mais qui ne sera probablement pas mis en œuvre) en Allemagne dans le cadre de ses réformes progressives sur le hashish.
En d’autres termes, ces propositions ont été conçues pour résister à un examen minutieux. Retarder leur examen ne résout pas le problème britannique ; cela reporte simplement une dialog qui devra éventuellement avoir lieu.
Conclusion : les retards sont motivés par des raisons politiques et non par le fond
L’annulation du débat à l’Assemblée ne signifie pas un rejet de la réforme du hashish, mais c’est un sign clair que c’est la politique, et non la politique, qui a prévalu pour l’immediate. Ce résultat est décevant, surtout compte tenu de la retenue et de la nature fondée sur des preuves des propositions présentées.
À la fin des élections, la prochaine Assemblée sera confrontée aux mêmes réalités sous-jacentes : la criminalisation proceed de la consommation de hashish à faible focus, les coûts de mise en software avec des avantages limités pour la sécurité publique et la divergence croissante entre la loi de Jersey et les approches réglementaires modernes ailleurs.
Reste à savoir si la prochaine Assemblée choisira de s’attaquer à ces problèmes. Ce qui est clair, c’est qu’une réforme de bon sens concernant le hashish a été retardée, non pas parce que les propositions n’étaient pas fondées, mais parce que le second était politiquement inopportun.



















