La police turque a arrêté mardi 357 personnes dans le cadre d’opérations coordonnées à grande échelle visant le groupe État islamique, selon le ministre de l’Intérieur du pays, Ali Yerlikaya.
Les autorités ont mené des raids dans 21 provinces à la suite d’un affrontement meurtrier entre la police et des militants de l’EI à Yalova, une petite ville du nord-ouest, dans un contexte de sécurité renforcée à l’approche des célébrations du Nouvel An. Yerlikaya a déclaré que les opérations étaient menées simultanément par les unités de la police provinciale, en collaboration avec les parquets généraux et les providers nationaux de lutte contre le terrorisme et de renseignement. Les raids ont eu lieu dans les grandes villes, dont Istanbul et Ankara, ainsi qu’à yalova et plusieurs provinces frontalières et intérieures.
Un communiqué du parquet général d’Ankara indique que certains suspects sont accusés d’appartenir à l’Etat islamique et d’entretenir des contacts avec ISIS éléments dans les zones de conflit, ou collecter de l’argent sous couvert de charité et l’envoyer à des réseaux liés à l’Etat islamique. Il a déclaré que certains suspects avaient été identifiés grâce à l’analyse de preuves numériques saisies lors d’enquêtes antérieures.
Yerlikaya a en outre déclaré que la Turquie avait étendu les mesures de sécurité à l’échelle nationale pour la période des vacances du Nouvel An. Il a souligné que toutes les unités du ministère de l’Intérieur sont en état d’alerte renforcée, notamment la police, la gendarmerie, les garde-côtes, les autorités migratoires et les équipes d’intervention d’urgence. Les autorités doivent utiliser des caméras, des systèmes de reconnaissance de plaques d’immatriculation, des systèmes de reconnaissance faciale et des caméras portées sur le corps pour soutenir les opérations de sécurité. Ces mesures seront en vigueur pendant quatre jours, du 30 décembre au 2 janvier.
Bien que l’EI ne contrôle plus de vastes zones de territoire en Syrie et en Irak (tous deux frontaliers de la Turquie), les responsables affirment que le groupe proceed d’opérer à travers de petites cellules clandestines. Des militants ont mené plusieurs attaques meurtrières en Turquie dans le passé, notamment une fusillade dans une discothèque du Nouvel An à Istanbul en 2017, qui a tué 39 personnes.



















