Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a émis lundi une alerte élevée sur l’utilisation croissante de drones dans le conflit au Soudan. Türk a affirmé qu’à moins que la communauté internationale n’agisse sans délai, le conflit au Soudan entrera dans une nouvelle part, encore plus meurtrière.
L’équipe soudanaise du Bureau des droits de l’homme a constaté que plus de 80 % de tous les décès de civils survenus entre janvier et avril 2026 – soit au moins 880 – peuvent être attribués à des attaques de drones. Il s’agit notamment des attaques de vendredi qui ont tué 26 civils à Al Quz, dans le Kordofan du Sud, et près d’El Obeid, dans le Kordofan du Nord.
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Ce recours croissant aux drones permet aux hostilités de se poursuivre sans relâche à l’approche de la saison des pluies, ce qui a entraîné dans le passé une accalmie dans les opérations au sol. Une intensification des hostilités dans les semaines à venir, alors que les events cherchent à obtenir ou à consolider le contrôle de territoires dans un contexte de conflit changeant, risque de s’étendre encore davantage aux États du centre et de l’est, avec des conséquences mortelles pour les civils dans de vastes zones.
Les cibles touchées par les drones comprennent des établissements de santé qui ont rendu les hôpitaux inutilisables, ainsi qu’une attaque le 4 mai contre l’aéroport worldwide de Khartoum qui a entraîné l’interruption de tous les vols. Le gouvernement soudanais a accusé l’Éthiopie et les Émirats arabes unis (EAU) d’être à l’origine des frappes de drones sur l’aéroport de Khartoum et ailleurs. Le porte-parole militaire, le général de brigade Asim Awad Abdelwahab, affirme détenir des renseignements sur quatre attaques de drones depuis le 1er mars, provenant de Bahir Dar en Ethiopie et utilisant des drones fournis par les Émirats arabes unis.
Les Émirats arabes unis ont été critiqués pour avoir soutenu les Forces de soutien rapide (RSF) dans leur guerre contre le gouvernement soudanais. Le conflit au Soudan a éclaté en avril 2023 entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF). Le conflit a été décrit comme l’un des pires au monde crises humanitaires, les RSF étant accusées de génocide et de crimes de guerre par l’ONU.
















