D’anciens détenus accusent les établissements du comté d’avoir été victimes d’abus sexuels pendant des décennies.
Plus de 130 anciens détenus mineurs ont intenté une motion en justice contre le comté de San Bernardino, affirmant qu’ils avaient été victimes d’abus sexuels dans des centres de détention pour mineurs pendant près de trois décennies. L’motion en justice allègue que les abus ne se limitent pas à quelques cas isolés, mais font partie d’une tendance de longue durée qui n’a pas été maîtrisée de 1996 à 2024.
Le procès, déposé devant la Cour supérieure de San Bernardino, comprend un complete de 136 détenus mineurs, hommes et femmes, qui décrivent une série de fautes présumées alors qu’ils étaient mineurs en détention. Les accusations incluent le viol, les agressions sexuelles, les contacts sexuels non désirés, les menaces et d’autres formes d’abus de la half des membres du personnel. Les plaignants affirment que les incidents se sont produits dans plusieurs établissements, notamment le San Bernardino Juvenile Corridor (rebaptisé Central Valley Juvenile Detention) et le centre d’évaluation, le San Bernardino Youth Justice Heart et le Excessive Desert Juvenile Detention and Evaluation Heart à Apple Valley.
La plupart des anciens détenus sont désormais des adultes dans la trentaine. Leur avocat affirme que le grand nombre d’allégations similaires révèle un problème de longue date au sein du système de détention pour mineurs du comté. Il a également déclaré qu’un autre procès devrait être intenté prochainement au nom de plus de 100 plaignants supplémentaires qui se sont manifestés pour signaler des expériences similaires.
Le procès intervient quelques semaines seulement après qu’une autre motion en justice ait été intentée contre le même comté. Cette affaire fédérale distincte concerne 10 anciens détenus qui affirment avoir été abusés sexuellement par des membres du personnel il y a plus de 20 ans. Ensemble, ces affaires s’ajoutent aux inquiétudes croissantes concernant le traitement des jeunes dans les centres de détention.
Les actions en justice font suite à des changements dans la loi californienne qui ont élargi les droits des personnes qui disent avoir été agressées sexuellement dans leur enfance. Une loi a été adoptée en 2020 qui remettait en query les clauses de prescription et donnait aux survivants plus de temps pour intenter une motion civile. Une autre loi entrée en vigueur en 2024 a complètement supprimé les délais pour intenter des poursuites concernant une agression sexuelle sur l’enfance survenue à compter du 1er janvier 2024. Les partisans de ces lois affirment que les changements ont permis à de nombreuses survivantes de se manifester après des années de silence. Ils soutiennent que les victimes ont souvent besoin de beaucoup de temps avant d’être émotionnellement prêtes à signaler un abus ou à intenter une motion en justice.
Plusieurs des allégations contenues dans le procès de San Bernardino impliquent que des membres du personnel auraient utilisé leur autorité pour intimider les jeunes et les empêcher de signaler ce qui s’est passé. Selon des paperwork judiciaires, les plaintes des plaignants ont été ignorées et les superviseurs n’ont pas pris de mesures qui auraient pu empêcher les abus de se produire. Le procès allègue également que certains membres du personnel ont emmené des jeunes dans des endroits sans caméra pour les agresser.
L’un des anciens détenus mineurs, aujourd’hui âgé de 19 ans, affirme qu’un agent correctionnel l’a agressé sexuellement en 2024. Une autre plaignante a déclaré qu’elle avait été violée par un agent correctionnel lorsqu’elle avait 13 ans. Des réclamations supplémentaires concernent des abus présumés survenus dans les cellules, les salles de stockage, les douches, les placards et les toilettes. Le procès fait également référence à un ancien agent correctionnel de probation qui a ensuite été arrêté et condamné pour inconduite sexuelle impliquant un mineur détenu.
Les défenseurs des survivants affirment que le procès reflète une query plus vaste impliquant la responsabilité au sein des systèmes de détention pour mineurs. À mesure que l’affaire avance, les avocats des plaignants demandent des dommages-intérêts et des changements plus larges qui, selon eux, pourraient aider à prévenir des allégations similaires à l’avenir.
Sources :
136 mineurs ont été agressés sexuellement lors de leur détention dans le comté de San Bernardino, selon un procès
Un procès fédéral allègue des années d’abus sexuels dans l’ancien San Bernardino Juvenile Corridor


















