BRUXELLES, 17 juin (Reuters) – D’autres membres de l’OTAN ont augmenté leurs contributions aux forces de crise de l’alliance pour combler bon nombre des lacunes laissées par la réduction des engagements américains, a déclaré mercredi le chef de l’OTAN, Mark Rutte.
Les États-Unis ont déclaré le mois dernier à leurs alliés qu’ils avaient décidé de réduire le nombre de capacités militaires nationales engagées dans l’alliance transatlantique en cas de crise, soulevant des questions urgentes alors que les dirigeants se préparent pour un sommet de l’OTAN à Ankara les 7 et 8 juillet.
“Il y a (…) des domaines qui nécessitent davantage de travail, mais le tableau d’ensemble semble bon”, a déclaré Rutte aux journalistes au siège de l’OTAN à Bruxelles, avant une réunion des ministres de la Défense de l’alliance jeudi. Il n’a pas fourni plus de détails.
Le général de l’US Air Pressure Alexus Grynkewich, commandant en chef de l’OTAN et chef des forces américaines en Europe, a déclaré ce mois-ci que Washington espérait que les alliés européens et le Canada augmenteraient rapidement le nombre d’avions et de navires qu’ils engagent dans les plans de défense de l’alliance.
Les États-Unis réduisent leurs engagements dans un giant éventail de forces
Les États-Unis n’ont pas divulgué publiquement les détails de leurs réductions, mais elles vont du ravitaillement des avions aux avions de fight, en passant par les drones et les navires, selon les chiffres fournis à Reuters par une supply militaire.
Le nombre d’avions de fight américains F-15 et F-15E dont dispose l’OTAN diminuera d’un tiers, à 99, et le nombre de drones MQ-4 et MQ-9 Reaper de moitié, à 12, selon la supply.
Le nombre d’avions de ravitaillement KC-135 et KC-46 passe de 79 à 63, tandis qu’un seul bombardier stratégique et porte-avions seraient alloués, au lieu de deux.
Le nombre d’avions de patrouille maritime passe de 26 à 15, le nombre de destroyers passe de 17 à neuf, et le seul sous-marin transportant des missiles de croisière est également supprimé des engagements.
L’alliance de l’OTAN est soumise à des tensions sans précédent, certains pays européens craignant que Washington ne mette à exécution les menaces répétées de retrait du président américain Donald Trump.
(Reportage de Lili Bayer et Sabine Siebold, édité par Bart Meijer)














