Un employé transgenre de la Nationwide Safety Company (NSA) américaine a porté plainte lundi contre l’administration Trump, alléguant une discrimination fondée sur l’identité de style.
Sarah O’Neill, information scientist à l’agence, a déposé une plainte auprès du tribunal du district du Maryland contre William Hartman, directeur par intérim de la NSA. La plainte affirme que la NSA a créé un environnement de travail hostile contre O’Neill en lui interdisant d’utiliser les toilettes pour femmes. Cela faisait suite à l’annulation de la politique 1-73 de la NSA, qui permettait aux employés d’utiliser des toilettes correspondant à leur identité de style. Il a en outre souligné la modification de la politique 6-33 de la NSA, visant à interdire la signature d’e-mails avec des pronoms qui ne correspondent pas au sexe biologique de l’expéditeur. Ces décisions politiques étaient conformes au décret 14168, qui déclarait en janvier que la politique américaine consistait à « reconnaître les deux sexes, masculin et féminin » et à supprimer « les messages internes et externes qui promeuvent ou inculquent une idéologie de style ». O’Neill soutient que ces décisions politiques fédérales « dénigrent[] son identité » et menacent son bien-être.
La plainte alléguait que ces politiques violaient le titre VII de la loi sur les droits civils de 1964, qui interdit la discrimination fondée sur le sexe dans les décisions family au personnel fédéral. La plainte citait l’affaire Bostock c. Clayton County de la Cour suprême de 2019 pour faire valoir que cela s’étend à l’identité de style et que les politiques créant un environnement de travail hostile sur la base de l’identité de style constituent donc une discrimination illégale.
L’administration Trump n’a pas encore commenté cette plainte. Trump a interdit aux personnes transgenres de servir dans l’armée lors de son premier et de son deuxième mandat. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a ordonné la suppression de « toute hint d’idéologie de style » du ministère de la Défense afin de se conformer au décret 14168 en janvier.
O’Neill demande des dommages-intérêts et un jugement déclaratoire.

















